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Avec la réunification de l'Allemagne, Berlin devient la nouvelle capitale de la république fédérale. Les instances gouvernementales sont alors appelées à quitter Bonn pour rejoindre Berlin. Dès lors, commencent les travaux d'aménagement des principales artères (Kurfürstendamm, Unter den Linden et Friedrichstrasse), mais aussi les lourdes opérations d'assénissement des quartiers est de la ville, notamment les districts de Prenzlauerberg et de Mitte. Outre la réhabilitation du centre historique et la rénovation des cités dortoirs de Berlin Est, de nouveaux logements (150000 par décennie) seront construits dans le cadre de villes nouvelles à la périphérie : la cité sur l'eau Oberhavel (Wasserstadt Oberhavel) à Spandau, et à Buch Karow. Immédiatement,
le mur est abattu, hormis derrière le Reichstag,
où le reliquat sert à présent de mémorial.
Le Mur de la Honte,
une fois disparu, il appartient aux architectes de combler cette fracture
béante entre les deux secteurs de la ville. L'architecte Renzo Piano a remporté le concours pour l'aménagement de la Potsdamer Platz. La configuration de la place, telle qu'elle a été imaginée, permettra de relier le Kulturforum avec le nouveau centre névralgique et le quartier historique. Daimler Benz a élu domicile et assure la gestion immobilière du nouveau complexe. D'autres entreprises comme Sony y ont également installé leurs sièges sociaux. Helmut Jahn a conçu le Sony Center et Giorgio Grassi réalise les bâtiments d'ABB.
Les
quartiers gouvernementaux se trouveront pour l'essentiel dans le Spreebogen,
à proximité du Reichstag.
Le statut de capitale retrouvé, Berlin se doit d'améliorer les axes de communication et ses transports urbains. Les trains à grande vitesse ICE desserviront la nouvelle gare de Lehrte. Les aéroports de Tegel et de Tempelhof fermeront progressivement, de manière à canaliser le trafic aérien sur un seul aéroport, celui de Berlin-Brandebourg, à Schönefeld. Fin des travaux, prévue en 2010.
Le
visage de Berlin sera tourné vers le futur tout en veillant au
respect des parties anciennes. Les bâtiments officiels ainsi que les les édifices privés devront se tenir à un standard qui stipule en particulier une hauteur maximale de 22 mètres à ne pas dépasser. Seule entorse au format, les projets de l'Alexanderplatz et de la Leipziger Platz qui prévoient la construction de gratte-ciels. Le Stadtforum, lieu de débat public au sujet de l'aménagement du territoire, imaginé par le Sénat de Berlin a connu des discussions animées sur de nombreux sujets : aménagement de la Schlossplatz, destruction ou conservation du Palast der Republik, construction d'un mémorial aux victimes de l'holocauste. Ces échanges constructifs ont permis de tenir compte de nombreux avis (associations, de quartier, collectifs, groupes alternatifs, organes de presse) bien souvent contradictoires, dans le but de trouver un urbanisme qui satisfasse le plus grand nombre. La Gemäldesammlung, inaugurée en 1998, abrite les galeries de peintures de Dahlem et du Bode Museum, et constitue par la même occasion l'achèvement du Kulturforum, imaginé par Hans Scharoun 40 ans plus tôt.
L'architecte américain Liebeskind a dessiné un bâtiment, en béton brut, en forme d'étoile de David brisée, symbolisant le traumatisme laissé par l'holocauste. |
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