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Ägyptisches
Museum
L'Ägyptisches Museum a fermé ses portes depuis le 1er Mars 2005 à Charlottenbourg. Une partie des collections sera exposée à partir du 3 Août 2005 au premier étage de l'Altes Musem. En 2009, les collections égyptiennes retourneront au Neues Museum, qui fait l'objet d'importants travaux de réhabilitation. Le Musée Egyptien de Berlin est l'une des plus anciennes collections d'art royales. Impressionné par l'expédition de Bonaparte en Egypte, la Prusse, à son tour, s'intéressa de plus en plus à la civilisation égyptienne. Le roi de Prusse fit l'acquisition de plusieurs collections privées.
Karl
Richard Lepsius organisa une expédition en Egypte entre 1842
et 1845 et rapporta 1500 objets à Berlin, cadeaux de Mehmet-Ali.
La collection prit alors une envergure telle que la galerie du château
de Monbijou qui l'abritait, se trouva être trop petite. L'architecte
Stüler construisit vers
1850 le Nouveau Musée,
destiné à accueillir les différentes collections. La collection présente en particulier les trésors trouvés à Amarna, la capitale d'Aménophis IV Akhenaton, le pharaon hérétique. les archéologues allemands fouillèrent le site entre 1911 et 1914, en privilégiant les maisons particulières. Ce choix se révèla payant, car de nombreux objets y avaient été laissés. Cette découverte constitue une rupture dans la continuité millénaire de l'art de l'Egypte ancienne. Les fonds sont divisés en plusieurs sections. Dans le bâtiment principal sont exposées des pièces maîtresses de l'art pharaonique, dans le grand hall sont présentés des objets de la vie quotidienne selon leurs fonctions, tandis que la dernière salle est consacrée au culte funéraire. Les
témoignages de l'époque amarnienne sont une composante
fondamentale de la collection berlinoise. Cette époque doit
son nom à Amarna, nom moderne de la capitale fondée
sous Akhenaton en Moyenne Egypte.
Nombre d'oeuvres de cette époque témoignent de la nouvelle conception du roi selon laquelle les sculpteurs devaient travailler d'après nature. Pour
exemple, la Tête d'une statuette de
la reine Tiy, la mère d'Akhenaton. Le relief "Promenade au jardin" est considéré, lui aussi, comme une étude : il représente un jeune couple royal. L'on suppose que le personnage féminin est l'une des filles de Nefertiti. On la voit offrir une gerbe de fleurs et de fruits à son époux qui la regarde attentivement, tout en s'appuyant nonchalamment sur un bâton. Les couleurs vives réhaussent le charme de cette scène pleine de spontanéité. Parmi les oeuvres de la fin de la civilisation pharaonique, la Tête verte de Berlin est la plus illustre. Son nom vient de la couleur de la pierre dans laquelle elle a été sculptée.
D'aucuns la considèrent comme le symbole de la synthèse de conception hellénique du portrait et de la tradition égyptienne de la statuaire. Nul n'a pu déterminer exactement le nom et la position de cet homme.
En conformité avec le dogme de l'éternité, les Egyptiens emportaient dans leur tombe un mobilier funéraire composé de meubles, vêtements, objets de toilette, instruments de musique, jeux de société, récipients, ustensiles, outils ainsi que des effigies divines. L'Ägyptisches Museum de Berlin possède également une riche collections de sarcophages des différentes dynasties. La collection de papyrus est illustrée par un large choix de textes littéraires et de documents rédigés en différentes écritures et langues. |
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