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Musée
d'art paléochrétien et byzantin - Skulpturensammlung und
Museum für Byzantinische Kunst
En 1904, le Kaiser-Friedrich-Museum, réalisé par l'architecte de la Cour Ernst von Ihne, fut inauguré au terme de sept années de travaux. La construction d'un musée sur la pointe nord de l'Ile des Musées fut une réelle prouesse de la part de l'architecte, qui sut pleinement exploiter le peu d'espace disponible en concevant un édifice à trois ailes, que vient réhauser une coupole. Le conservateur de l'époque, Wilhelm von Bode, fit par ailleurs les recommandations relatives à l'éclairage et aux proportions des salles d'exposition devant accueillir les collections de peinture de maîtres anciens, de sculptures classiques et les objets d'art byzantin. Lors de la seconde guerre mondiale le musée subit de sévères dommages, notamment au niveau de la coupole. Les autorités de RDA rebaptisèrent le Kaiser-Freidrich-Museum en Bode-Museum, en hommage à l'illustre conservateur et engagèrent la restauration de l'édifice durant les années 1950. Après la réunification, la rénovation du Bode Museum se poursuivit avec d'importants travaux sur la structure même du bâtiment. Le cabinet des collections numismatiques put de nouveau accueillir les visiteurs lors de son 100e anniversaire, le 22 octobre 2004. Le département consacré à l'art byzantin et paléochrétien sera accessible courant 2006. Histoire de la collection Les
fonds de la collection de sculptures (Skulpturensammlung) et
d'objets d'art paléo-chrétiens et byzantins proviennent
de la Kunstkammer des Hohenzollern, dont les oeuvres se trouvaient
jusqu'en 1875 au château
de Berlin. Les pièces de l'époque du Grand-Electeur
et de la Renaissance italienne constituent le coeur de la collection.
Collection de sculptures européennes Les œuvres rassemblées couvrent la période du haut Moyen-Age jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Les sculptures italiennes sont particulièrement bien représentées, avec entre autres la Madone du presbytère Martinus, le martyr de Giovanni Pisano, les terres cuites vernissées de Luca della Robbia, les "Pazzi-Madonna" de Donatello, les bustes de Desiderio da Settignano, Francesco Laurana et Mino da Fiesole. L'autre point fort de la visite est la collection de sculptures gothiques tardives allemandes avec des réalisations de Hans Multscher, Tilman Riemenschneider, Hans Brüggemann, Nicolaus Gerhaert van Leyden et Hans Leinberger. La période de la Renaissance et du baroque allemande est représentée par des statuettes en albâtre et ivoire. Les statues monumentales de saints (Ritterheiligen) datant de la Guerre de Trente ans sont remarquables. Les groupes sculptés ornant les monuments sont également à l'honneur avec la Gröninger Empore, chef d'œuvre de l'art roman allemand, les sculptures des XVIIe et XVIIIe d'Andreas Schlüter et le groupe de Six maréchaux, devant orner l'ancienne Wilhelmplatz. Les styles rococo et classique français et allemand sont illustrés par des œuvres d'Ignaz Günther, Joseph Anton Feuchtmayer, Edme Bouchardon, Pierre Puget et Jean Antoine Houdon. Collection d'art paléo-chrétien et byzantin Couvrant un panorama allant de l'époque paléo-chrétienne, à l'Emprie romain d'Orient, et aux cultures lui ayant succédé, le département d'art paléo-chrétien et byzantin du Bode Museum expose des chefs d'œuvre en provenance d'Italie, du Proche-Orient, de Russie, de Grèce et d'Egypte. En dépit de leur diversité géographique, l'on peut reconnaître en chacune des pièces exposées une inspiration commune, tirée des modèles empruntés à l'Antique. Les sculptures en ivoire, parmi lesquelles figure la "Große Berliner Pyxis" (400 ap J-C), constituent des exemples précieux de l'art byzantin. Le ciboire est orné d'une frise représentant le Christ et les Apôtres, ainsi que le sacrifice d'Abraham. La section consacrée à l'art copte donne un éclairage intéressant sur l'art funéraire des chrétiens d'Orient,avec ses statues et pierres funéraires, sans pour autant négliger les sculptures en bois, textiles, et céramiques. Les fonds d'art de l'Empire romain d'Orient égalent ceux du Musée d'archéologie d'Istanbul. Les sculptures allant du IIIe au VIe siècles proviennent de Rome, d'Asie mineure, Syrie, Grèce, et d'Egypte. Elles préfigurent les créations artistiques ultérieures du Moyen-Âge et de l'Empire byzantin. La collection d'icônes possède des pièces d'Egypte datant des VIe et VIIe siècles. La peinture sacrée russe est représentée par une sélection d'icônes de l'école de Novgorod (1400) jusqu'aux réalisations du XIXe siècle. |
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