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Après la réunification, la Suisse décida de faire de son consulat, situé à deux pas du Reichstag, sa future ambassade. En 1919, elle fit l'acquisition d'un palais néo-classique, propriété d'un marchand d'oeuvres d'art. L'édifice fut l'unique bâtiment du quartier de l'Alsenviertel à avoir été épargné par les destructions de la seconde guerre mondiale. En effet, le concierge de l'époque eut le courage de débarrasser la toiture du palais d'une bombe incendiaire à l'aide d'une fourche !
Le
siège actuel de l'ambassade de la Confédération
helvétique est une réalisation de l'architecte Friedrich
Hitzig. La Confédération helvétique fit l'acquisition du palais en 1919. Après des travaux d'aménagement, le palais devint en 1920 le siège de la chancellerie de la légation helvétique ainsi que la résidence de son ambassadeur. Les premiers travaux, conduits par Albert Speer, pour la future capitale de l'Allemagne nazie, "Germania", et les destructions de la seconde guerre mondiale finirent de dévaster complètement le quartier de l'Alsenviertel. Lors des ultimes combats d'avril 1945, l'ambassade de Suisse servit de position clef pour la prise du Reichstag par l'Armée Rouge. A l'issue des combats, l'ambassade de Suisse était l'un des rares édifices de l'Alsenviertel à avoir été épargné par les destructions. Lors
des premières années de l'après-guerre, l'ancienne
ambassade était le siège d'une commission helvétique
(Heimschaffungskommission), en charge du rapatriement des ressortissants
suisses, vivant dans les anciens territoires orientaux du Reich. L'édifice fut rénové et doté d'une extension contemporaine, en béton, sur son aile Est. L'annexe dessinée par le cabinet d'architectes Diener & Diener fut décriée en raison de son aspect, jugé massif et opaque. Avant même la fin des travaux, l'ambassade helvétique prit possession de son nouvel édifice en 2000.
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