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Au
matin du 13 août 1961, les Berlinois se réveillent sur
une vision d'effroi : un réseau de barbelés et chevaux
de frise sépare dorénavant les secteurs occidentaux et
soviétiques.
La
tension monte entre les Occidentaux et le Pacte de Varsovie. Les Alliés
mobilisent leurs forces le long du no man's land. Chacun s'observe en
chien de faïence, mais les Occidentaux assistent impuissants à
la construction du mur. Kennedy se rend le 27 juin 1963 pour constater
la fracture. Le
régime Est allemand peaufinera au cours des années suivantes
l'amélioration de la surveillance de la frontière. A partir
de 1972, le mur devient infranchissable : le mur principal est rehaussé
et recouvert d'un socle arrondi, un second mur est édifié,
renforcé par des pièges et surveillé par des rondes
incessantes de Vopos. Le franchissement du mur coûtera la vie de 79 personnes entre 1961 et 1989. Début novembre 1989, la RDA connaît une effevescence sans précédent depuis le dernier soulèvement ouvrier du 17 juin 1953. Depuis la visite officielle de Gorbatchev, la population réclame davantage de libertés et des réformes, et se heurte au mutisme d'un régime stalinien sur la défensive.
Le 9 novembre 1989, le Conseil des ministres de la RDA décide
l'ouverture du mur de Berlin et des frontières. Dans l'euphorie
générale, des milliers de Berlinois des deux parties de
la ville se retrouvent sur le mur pour célébrer la fin
de 28 années de séparation. Aujourd'hui, lorsque l'on se promène dans les rues de Berlin, l'on est surpris de constater la disparition complète du mur de la honte. Les stigmates de la division sont ailleurs : immeubles socialistes, noms de rue à la gloire des héros de la révolution, etc.
Lors de la division, le mur à l'Ouest était recouvert
de tags, de graffitis et autres messages de révolte, tandis qu'à
l'Est il restait désespérément blanc pour faciliter
la tâche des Vopos, en cas de tentative d'évasion. |
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